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STEPHEN ZWEIG

 

 

 Stephen Zweig est né à Vienne en 1881. L’engouement pour son œuvre fût telle, de son vivant, qu’il a été l’un des auteurs les plus lus et les plus traduits de son époque. Il a écrit de nombreux romans, mais aussi et surtout beaucoup de nouvelles, ainsi que du théâtre et des essais.

 

Voici un aperçu de quelques unes de ses oeuvres :     

Ø   La pitié dangereuse (avec commentaire)

Ø    La confusion des sentiments

Ø    Le joueur d’échecs

Ø    Vingt quatre heures de la vie d’une femme

 

 

 

 

LA PITIE DANGEUREUSE

 

 

« Il y a deux sortes de pitié. L’une, molle et sentimentale, qui n’est en réalité que l’impatience du cœur de se débarrasser le plus vite de la pénible émotion qui vous étreint devant la souffrance d’autrui, qui n’est pas du tout la compassion, mais un mouvement instinctif de défense de l’âme contre la souffrance étrangère. Et l’autre, la seule qui compte, la pitié non sentimentale mais créatrice, qui sait ce qu’elle veut et est décidée à persévérer jusqu’à l’extrême limite des forces humaines. » Stephen Zweig – préambule du livre, paru pour la première fois en Allemagne en 1939.

 

Résumé : A la veille de la Première Guerre mondiale, Anton Hoffmiller, jeune et pauvre officier de garnison, invité à un bal, fait pleurer la fille du maître de maison en l'invitant à danser, ignorant qu'elle était infirme. Voulant réparer sa méprise , il multipliera bientôt les visites, devenant peu à peu membre de la famille. La jeune fille tombe éperdument amoureuse. Mais ce qui n'était que pitié et amitié chez ce jeune officier va l'entraîner dans un amour impossible. Cette pitié dangereuse le dévore et le plonge dans des sentiments les plus contradictoires. Cet amour impossible finira tragiquement, dans l'évocation nostalgique d'une société bientôt condamnée par l'histoire.

Commentaire (Léthée Nevermind) : Stephen Zweig explore ici le jeu et les conséquences de la pitié. L’officier Anton Hoffmiller se trouve pris au piège de ses propres sentiments. On serait tenté de croire que le pauvre jeune homme est idiot et dépourvu de cette force de caractère qui lui aurait permis de s’échapper de l’emprise de la famille Kekesfalva. Il n’en est rien et nul autre dénouement n’aurait été possible. La fin, tragique, était annoncée depuis le début. Elle n’est ni le fruit de sa jeunesse, ni le fruit de sa lâcheté. Ce personnage ne donne que ce qu’on lui réclame, par chantage au suicide. Et même en donnant ces mots tant souhaités, le drame aura lieu, le laissant seul avec son injustifiable culpabilité.

Malgré cela, on court et se perd du début à la fin du roman, accompagnant Hoffmiller dans son aventure. C’est le seul véritable « Roman » de Zweig. Le plus long, et probablement le plus abouti dans la complexité et la psychologie des personnages. Les lieux, les personnages sont peu nombreux.

 

LA CONFUSION DES SENTIMENTS

Quatrième de couverture : Au soir de sa vie, un vieux professeur se souvient de l'aventure qui, plus que les honneurs et la réussite de sa carrière, a marqué sa vie. A dix-neuf ans, il a été fascine par la personnalité d'un de ses professeurs ; l'admiration et la recherche inconsciente d'un Père font alors naître en lui un sentiment mêlé d'idolâtrie, de soumission et d'un amour presque morbide. Freud a salué la finesse et la vérité avec laquelle...

Dans cette nouvelle, parue en 1927, Stefan Zweig (Vingt-quatre heures de la vie d'une femme, Le Joueur d'échecs) excelle à décrire la force destructrice de la passion, en butte aux contraintes de la morale. Avec la finesse de style qui le caractérise, l'auteur dit l'ambiguïté du désir et de l'amitié, la "confusion" des pulsions et des êtres, la complexité de la nature humaine. Sa capacité à révéler dans La Confusion des sentiments la réalité du tabou de l'homosexualité fut saluée notamment par Freud. --Nathalie Gouiffès

Résumé : À l'occasion de son soixantième anniversaire, R. de D., professeur de philologie, reçoit de la part de ses élèves et collègues un livre d'hommage, relation a priori exhaustive de l'intégralité de ses œuvres, articles et discours. Il y manque pourtant la clé de voûte de son parcours intellectuel, l'événement de sa jeunesse qu'il garde secrètement enfoui au plus profond de lui-même : la rencontre décisive d'un homme, un professeur, qui a naguère suscité en lui enthousiasme et admiration. Il entreprend alors de rédiger des "notes intimes", dans lesquelles il retrace sa vie de jeune étudiant, de ses années de libertinage à son attachement exalté pour son maître, avec lequel il noue une relation faite de souffrances et de confusion. À l'époque, il ne s'aperçut pas du glissement insensible que prirent leurs rencontres, jusqu'au jour où le vieux pédagogue lui livra un brûlant secret

LE JOUEUR D’ECHECS

 

Résumé : Prisonnier des nazis, Monsieur B., en dérobant un manuel d'échecs, a pu, à travers ce qui est devenu littéralement une folle passion, découvrir le moyen d'échapper à ses bourreaux. Libéré, il se retrouve plus tard sur un bateau où il est amené à disputer une ultime partie contre le champion Czentovic. Une partie à la fois envoûtante et dérisoire... Quand ce texte paraît à Stockholm en 1943, Stefan Zweig, désespéré par la montée et les victoires du nazisme, s'est donné la mort l'année précédente au Brésil, en compagnie de sa femme. La catastrophe des années quarante lui apparaissait comme la négation de tout son travail d'homme et d'écrivain.

 

VINGT QUATRE HEURES DE LA VIE D’UNE FEMME

 

Résumé : Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d'Azur, ou plutôt sur la Riviera, comme on disait alors. Grand émoi chez les clients de l'établissement : la femme d'un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n'avait passé là qu'une journée. Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu'une vieille dame anglaise sèche et distinguée. C'est elle qui, au cours d'une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.

 

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